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Startseite Urgent Actions 2015 01 Dozens threatened by paramilitaries Land restitution process sparks more threats
FI 009/15-1
Colombie
Abgeschlossen am 6. März 2015

Le processus de restitution des terres donne lieu à de nouvelles menaces

AI-Index: AMR 23/003/2015

Des paramilitaires ont menacé des dizaines de dirigeants de communauté et de personnes réclamant la restitution de leurs terres ainsi que des défenseurs des droits humains, des syndicalistes, des journalistes et des représentants de l'État travaillant sur les restitutions des terres dans les départements de l'Atlantique et du Magdalena, dans le nord de la Colombie.

Le 21 janvier, une menace de mort signée par le bloc de l'Atlantique et du Magdalena du groupe paramilitaire Autodefensas Gaitanistas de Colombia a été distribuée dans plusieurs quartiers de Santa Marta ainsi que dans d'autres villes telles que Carthagène et Bogotá. Le tract vise des dizaines de personnes concernées par le processus de restitution des terres, notamment des représentants de l'État, des journalistes, des défenseurs des droits humains, des dirigeants de communauté et des syndicalistes. Le tract donne le nom de plusieurs dirigeants de communauté et les processus de restitution des terres dans lesquels ils sont impliqués. Certaines organisations de défense des droits humains, telles que le Comité de solidarité avec les prisonniers politiques (FCSPP) et la Corporación Jurídica Yira Castro sont également visées. Les personnes visées par la menace de mort ont été qualifiées de guérilleros.

Des organisations de défense des droits humains colombiennes ont indiqué que, depuis novembre 2014, elles faisaient régulièrement l'objet de menaces visant également des personnes demandant la restitution de leur terre et des représentants de l'État des départements de l'Atlantique et du Magdalena. Les enquêtes sur ces menaces n'ont pas progressé. Ces menaces interviennent au moment où des affaires complexes de demandes de restitution de terres occupées par des entreprises multinationales et des gros propriétaires terriens soupçonnés d'avoir des liens avec des paramilitaires commencent à être traitées dans le cadre du processus de restitution des terres dans les départements de l'Atlantique et du Magdalena. Des menaces similaires ont été prononcées par des paramilitaires le 11 janvier et le 18 décembre 2014.

COMPLÉMENT D’INFORMATION

Les défenseurs des droits humains, ainsi que les populations indigènes, afro-colombiennes et paysannes, sont les principales victimes du conflit armé qui déchire la Colombie depuis des années. Toutes les parties au conflit – d'un côté, les forces de sécurité, agissant seules ou en collusion avec les groupes paramilitaires, de l'autre, les guérilleros – se rendent coupables de violences et d'atteintes aux droits humains et au droit international humanitaire. Ces atteintes prennent la forme d’homicides ; de disparitions forcées ou d’enlèvements ; d’actes de torture ; de déplacements forcés et de violences sexuelles.
Les forces de sécurité et les groupes paramilitaires assimilent souvent les membres d’organisations de défense des droits humains et de syndicats à des collaborateurs ou des sympathisants de la guérilla, et n’ont pas hésité à menacer, enlever ou tuer certaines de ces personnes. De nombreux défenseurs des droits humains ont été tués après avoir été qualifiés de partisans de la guérilla. Les groupes de guérilla s'en prennent eux aussi parfois aux défenseurs des droits humains, ciblés par des menaces ou victimes d'assassinat.
Des dirigeants de communautés déplacées et des personnes militant pour récupérer des terres volées ont été tués ou menacés, surtout depuis que la Loi sur les victimes et la restitution de terres a été approuvée en juin 2011, puis promulguée début 2012. Cette loi reconnaît l'existence d'un conflit armé dans le pays et les droits de ses victimes. Elle prévoit des réparations pour nombre de personnes ayant subi des atteintes aux droits humains, notamment celles perpétrées par des représentants de l’État. Cependant, de nombreuses autres victimes n’auront pas la possibilité de demander réparation et de vastes étendues de terres volées risquent de ne pas être rendues à leurs propriétaires légitimes.
Plusieurs des dirigeants de communauté visés par la menace de mort viennent de communautés paysannes qui demandent la restitution de leur terre et dont les affaires sont actuellement dans la phase judiciaire du processus de restitution des terres. Pour plus d'informations sur le processus de restitution des terres et les obstacles qui s'y opposent, voir le rapport A land title is not enough: Ensuring sustainable land restitution in Colombia, http://www.amnesty.org/en/library/info/AMR23/031/2014/en.

Noms : Les personnes demandant la restitution de leur terre et les personnes travaillant avec eux, notamment les membres de la Corporación Jurídica Yira Castro.


 

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