Benutzerspezifische Werkzeuge
Amnesty Urgent Actions
Startseite Urgent Actions 2014 05 Egyptian-American on hunger strike
UA 128/14
Égypte
Abgeschlossen am 27. Juni 2014

Un égypto-américain en grève de la faim

AI-Index: MDE 12/026/2014

Mohamed Soltan, dont le père est une figure importante des Frères musulmans et qui est détenu en Égypte depuis août 2013, est en grève de la faim depuis le 26 janvier. Sa santé se détériore rapidement. Le 11 mai 2014, date de sa dernière audience au tribunal, il a fallu l'amener sur une civière.

Mohamed Soltan, de nationalité égyptienne et américaine, est accusé de plusieurs infractions, notamment «financement du rassemblement de Rabaa al Adawiya» et «propagation de fausses informations» afin de déstabiliser la sécurité nationale, dans le cadre du procès de la «salle de commandement de Rabaa». Cet homme est l'un des 51 accusés de ce procès qui s'est ouvert le 1er avril. Lors de la dispersion violente du sit-in de la place Rabaa al Adawiya, le 14 août 2013, Mohamed Soltan a été blessé par balle au bras gauche. Il a été arrêté chez lui, au Caire, le 25 août 2013, ainsi que trois de ses amis. Il a été frappé à plusieurs reprises au cours de sa détention et de ses transferts entre les postes de police et les prisons. Il se trouve aujourd'hui à la prison de Tora Istiqbal.

Mohamed Soltan a débuté une grève de la faim le 26 janvier pour protester contre sa détention. Il n'absorbe pas de nourriture, seulement de l'eau sucrée. Le 11 mai, lors de sa dernière audience au tribunal, on l'a amené sur une civière en raison de sa santé qui se détériore. Pendant l'audience, il a précisé qu'il avait perdu plus de 45 kilos, étant en grève de la faim depuis 105 jours, et qu'il risquait une hémorragie mortelle ou pouvait sombrer dans un coma fatal. Il a perdu connaissance à plusieurs reprises. L'avocat de Mohamed Soltan a demandé au tribunal de transférer son client à l'hôpital ou de le libérer.

COMPLÉMENT D’INFORMATION

Les forces de sécurité ont fait une descente au domicile de Mohamed Soltan, au Caire, le 25 août 2013, car elles recherchaient son père, Salah Soltan, personnalité des Frères musulmans. L'association des Frères musulmans, à laquelle appartenait le président destitué Mohamed Morsi avant son entrée en fonction et avec laquelle il a conservé des liens étroits, a été interdite, et le gouvernement l'a décrétée «organisation terroriste». N'ayant pu trouver le père, les forces de l'ordre ont arrêté le fils, ainsi que trois amis qui lui rendaient visite après l'intervention effectuée sur son bras blessé. Elles ont confisqué leur téléphone mobile, leur ordinateur portable et leur sacoche contenant leur passeport. Mohamed Soltan a subi plusieurs transfèrements, des postes de police de Basateen ou de Mansheyat Nasr à la prison de Wadi al Natrun. Il a passé 15 jours entre les mains de la police, dans des petites cellules bondées de détenus.
Pendant cette période, il a subi les interrogatoires de l'Agence nationale de sécurité ainsi que des procureurs chargés de la sûreté de l'État, et à l’une de ces occasions a eu les yeux bandés en l'absence de son avocat. Il a essentiellement été interrogé sur l'endroit où se trouvait son père, d'autres questions portant aussi sur l'affiliation politique de Mohamed Soltan lui-même ou sur les mosquées où il se rendait pour prier. Les infractions qui lui ont été imputées allaient de l'appartenance à un groupe impliqué dans des activités terroristes au financement de ce groupe et à la propagation de fausses informations afin de déstabiliser la sécurité nationale. Mohamed Soltan a nié les faits qui lui étaient reprochés.
Selon des informations reçues par Amnesty International, le 27 août, il a été conduit à la prison de Wadi al Natrun, à 120 kilomètres du Caire. À son arrivée, il a dû rester dans le fourgon de police pendant environ quatre heures, en compagnie d'autres prisonniers. Il aurait été contraint de marcher jusqu'à la prison entre deux rangées de policiers, qui les ont frappés, lui et ses codétenus, tandis qu'ils gagnaient la porte de l'établissement. Selon lui, les coups portés auraient été très violents. Les prisonniers ont été emmenés dans une salle où on leur a ordonné d'enlever leurs vêtements et de rester en sous-vêtements. Les menottes aux poignets, ils ont reçu l'ordre de faire face au mur. Quiconque essaierait de tourner la tête serait de nouveau frappé. Il a séjourné trois jours dans cette prison avant d'être de nouveau conduit au poste de police de Basateen et d'y passer trois semaines, pendant que l'Agence nationale de sécurité ainsi que les procureurs chargés de la sûreté de l'État menaient des enquêtes.
Finalement, Mohamed Soltan a été emmené à la prison d'Istiqbal Tora, où il se trouve encore, en compagnie de trois autres hommes, dans une cellule très exiguë, où l'hygiène et l'aération sont insuffisantes. Un des hommes qui partagent sa cellule a pratiqué sur lui une intervention chirurgicale sans anesthésie ni stérilisation pour enlever les broches qu'il avait gardées dans le bras, car les autorités pénitentiaires refusaient de le faire transférer dans un hôpital pour qu'il y reçoive les soins médicaux appropriés. Mohamed Soltan a débuté une grève de la faim le 26 janvier pour protester contre ses conditions d'incarcération. Il n'absorbe aujourd'hui que de l'eau sucrée. Selon son père Salah Soltan, qui comparaît dans le même procès, son état de santé s'est détérioré.

Nom : Mohamed Soltan

12 Briefe verschickt  
My Urgent Actions
Fürs Mitzählen lassen Ihres Briefes und Update-Funktion zu nutzen müssen Sie sich
einloggen oder
anmelden
Downloads
UA 128/14 english
Microsoft Word Document, 62.5 kB
UA 128/14 français
Microsoft Word Document, 63.0 kB
UA 128/14 deutsch
Microsoft Word Document, 65.5 kB
Aktionsabfolge
Mehr zum Thema

Folter

Warum ist Folter immer falsch und nutzlos? Wie engagiert sich Amnesty für die Wahrung des absoluten Folterverbots? Mehr