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Startseite Urgent Actions 2012 08 LGBT activist’s life in danger
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Honduras
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Un défenseur des droits des LGBT en danger

AI-Index: AMR 37/010/2012

Le 5 juillet, Donny Reyes, défenseur de premier plan des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT), a été poursuivi par un motard armé. Il a réussi à s’échapper mais sa vie est toujours menacée. Les autorités ne lui ont fourni aucune protection, bien que la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) le leur ait ordonné.

Donny Reyes est le coordinateur de l’Association arc-en-ciel, organisation LGBT. Le 5 juillet au matin, alors qu’il s’apprêtait à quitter son domicile en voiture pour se rendre au travail, il a remarqué un homme à moto stationné au coin d’une rue, à proximité de chez lui. Lorsqu’il a démarré, l’homme s’est mis à le suivre. Craignant pour sa sécurité, Donny Reyes a accéléré et fait le tour de sa maison pour entrer par l’arrière.

Au bout d’une heure, l’homme semblant avoir disparu, Donny Reyes est reparti en direction des locaux de l’Association arc-en-ciel. Il était presque arrivé à destination lorsque le même homme à moto a ressurgi à côté de sa voiture : celui-ci a regardé Donny Reyes, levé son t-shirt et posé la main sur le revolver qu’il avait glissé dans son pantalon. Donny Reyes s’est alors dirigé vers un poste de police et l’homme a continué de le suivre. Il n’est parti qu’une fois à proximité du poste. Craignant pour sa sécurité, Donny Reyes a appelé un collègue et s’est réfugié dans les locaux d’une autre organisation LGBT. Des avocats du Centre de recherche et de promotion des droits humains (CIPRODEH) ont demandé à la police de l’escorter en lieu sûr mais elle a refusé. Le CIPRODEH est venu le chercher, a appelé l’unité chargée des droits humains au sein du ministère de l’Intérieur et a organisé une réunion avec des représentants du ministère, du parquet général et de la police, qui devait avoir lieu le lendemain. La réunion a finalement été annulée 30 minutes avant l’heure à laquelle elle devait débuter.

Donny Reyes bénéficie de mesures conservatoires ordonnées en 2009 par la CIDH pour assurer sa sécurité. Cependant, les autorités ne les ont pas appliquées, d’où le risque important encouru par cet homme. Il a demandé des gardes du corps mais sa requête a été rejetée faute de moyens.

COMPLÉMENT D’INFORMATION

Donny Reyes fait l’objet de mesures conservatoires ordonnées par la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) en 2009, à la suite de son arrestation lors de manifestations contre le coup d’État qui a eu lieu la même année. Début 2011, il a reçu deux SMS de menace.
Le 18 février 2011, cet homme et ses représentants juridiques ont rencontré les autorités honduriennes pour convenir de la mise en œuvre des mesures conservatoires ordonnées par la CIDH. Le commissaire de police présent a assuré que des voitures de patrouille surveilleraient chaque jour le domicile et le lieu de travail de Donny Reyes. Il lui a également communiqué le numéro de la ligne directe du commissaire adjoint et d’un inspecteur de police, à contacter en cas d’urgence. Lors de la réunion, un représentant de la section du parquet spécialisée dans les droits humains a promis d’accorder la priorité à l’enquête sur l’arrestation de Donny Reyes, en 2009, et sur les événements qui avaient eu lieu depuis lors.
Ce dernier a une nouvelle fois demandé à la ministre de la Justice et des Droits humains de lui assigner deux gardes du corps militaires.
Les autorités n’ont absolument pas respecté leurs engagements envers Donny Reyes ni leurs obligations envers la CIDH. Des patrouilles policières ont été effectuées de manière sporadique entre février et mars 2011, mais elles ont totalement cessé depuis lors. Donny Reyes n’a pas eu connaissance d’une quelconque avancée dans l’enquête sur la filature de janvier, bien qu’on l’ait assuré qu’elle serait prioritaire. Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur l’a informé que, faute de moyens, il ne pourrait pas bénéficier des services de gardes du corps.
En mars dernier, ses représentants juridiques ont convoqué une réunion d’urgence pour faire le point sur l’application des mesures conservatoires. Un représentant de la police a promis une fois de plus que des patrouilles régulières seraient effectuées autour du domicile et du lieu de travail de Donny Reyes, et s’est engagé à organiser un atelier sur les mesures conservatoires de la CIDH et la diversité sexuelle à destination des policiers chargés de la mise en œuvre de mesures de protection.
Il a également communiqué à Donny Reyes le numéro de la ligne directe du sous-commissaire, à contacter en cas d’urgence. La section du parquet spécialisée dans les droits humains s’est réengagée à accorder la priorité à l’enquête sur l’affaire de Donny Reyes.
Au moment où nous écrivons, les patrouilles de police promises n’ont toujours pas été mises en place, alors que Donny Reyes a encore été suivi en janvier, mars et juillet derniers. De plus, personne ne répond au numéro d’urgence qui a été fourni à Donny Reyes et ce dernier ne dispose d’aucune information sur l’enquête.

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