Benutzerspezifische Werkzeuge
Amnesty Urgent Actions
Startseite Urgent Actions 2011 03 Detainees beaten and put in punishment cells
UA 075/11
Russie
Abgeschlossen am 27. April 2011

Des détenus battus et placés dans des cellules disciplinaires

AI-Index: EUR 46/011/2011

Rassoul Koudaïev, incarcéré dans un centre de détention provisoire de Naltchik, dans la République de Kabardino-Balkarie, a été placé dans une cellule disciplinaire le 11 mars. Depuis lors, il n’a pas reçu de soins médicaux, bien qu’il ait été – semble-t-il – battu par des gardiens et qu’il souffre de nombreux problèmes de santé.

Rassoul Koudaïev aurait été placé dans une cellule disciplinaire parce qu’il aurait enfreint le règlement intérieur du centre de détention. Il a été battu par des gardiens peu après son transfert. Amnesty International est préoccupée par le fait que cet homme n’a pas été examiné par un médecin alors qu’il souffre d’une hépatite chronique, d’importantes douleurs dorsales, d’hypotension et de migraines. En décembre 2009, on lui a diagnostiqué un ulcère aigu de l’estomac et une hémorragie gastrique. Plus récemment, Amnesty International a appris qu’il avait des difficultés liées à des complications respiratoires.

Il semble que la sanction disciplinaire et le passage à tabac qui ont été infligés à Rassoul Koudaïev relèvent de mesures de répression plus globales prises dans le centre de Naltchik depuis le 4 mars 2011, au cours de la réinstallation des détenus dans un nouveau bâtiment. Selon des sources locales, plusieurs détenus ont été battus, parfois extrêmement violemment, et ont été placés en quartier disciplinaire pour avoir enfreint le règlement intérieur du centre et désobéi aux ordres du personnel. Plusieurs détenus se sont plaints d’avoir reçu des sanctions disciplinaires pour des violations qu’ils n’avaient pas commises et ont affirmé qu’on avait utilisé à leur encontre une force disproportionnée. Selon les informations dont dispose Amnesty International, au moins deux des détenus se sont automutilés en signe de protestation contre leur mauvais traitement.

Dans le cadre des mêmes mesures répressives, des fouilles sont effectuées plusieurs fois par jour, y compris la nuit. Au cours de ces fouilles, Rassoul Koudaïev et certains de ses co-accusés se seraient vu confisquer des documents liés à leur affaire et des copies des plaintes qu’ils ont déposées. Les autorités du centre de détention provisoire n’ont fourni aucune justification aux détenus ni à leurs avocats. Certains de ces avocats, y compris celui de Rassoul Koudaïev, n’ont pas pu entrer en contact avec leurs clients pendant plusieurs jours, sous le prétexte qu’il n’y avait pas de salle disponible.

INFORMATIONS GÉNÉRALES

Rassoul Koudaïev a été détenu sans inculpation ni jugement à Guantánamo Bay (Cuba) entre 2002 et 2004, avant d’être libéré et renvoyé en Russie. Le 23 octobre 2005, il a été arrêté car on le soupçonnait d’avoir participé à une attaque armée contre des installations du gouvernement dans la ville de Naltchik, en Kabardino-Balkarie (république russe du Caucase du Nord). Il est en détention provisoire depuis lors. Il aurait été torturé et maltraité en détention en vue de lui extorquer des « aveux ». Il attend d’être jugé aux côtés de 57 co-accusés.

Son état de santé se serait détérioré en 2008 et 2009, faute de soins médicaux adaptés, car des problèmes imputables aux actes de torture et aux mauvais traitements dont il aurait été victime se sont ajoutés à ceux déjà existants. Il souffrirait d’une hépatite chronique, d’importantes douleurs dorsales, d’hypotension et de migraines. En décembre 2009, on lui a diagnostiqué un ulcère aigu de l’estomac et une hémorragie gastrique. Plus récemment, Amnesty International a appris qu’il avait des difficultés liées à des complications respiratoires. Avant d’être placé dans une cellule disciplinaire, il a pu occasionnellement voir un médecin travaillant pour le centre, mais il n’a jamais été soumis à un examen indépendant, en dépit de ses demandes répétées.

La Russie est tenue de respecter sa législation nationale ainsi que le droit international relatif à l’interdiction de la torture et des autres formes de mauvais traitements et au traitement des détenus, notamment la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), la Convention des Nations Unies contre la torture, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus, qui établissent des normes détaillées quant aux mesures disciplinaires et aux châtiments infligés aux détenus et interdisent explicitement les châtiments corporels ainsi que tous les châtiments cruels, inhumains ou dégradants.

5 Briefe verschickt  
My Urgent Actions
Fürs Mitzählen lassen Ihres Briefes und Update-Funktion zu nutzen müssen Sie sich
einloggen oder
anmelden
Downloads
UA 075/11 english
Microsoft Word Document, 61.5 kB
UA 075/11 français
Microsoft Word Document, 58.5 kB
UA 075/11 deutsch
Microsoft Word Document, 61.5 kB
UA 075/11 espagnol
Microsoft Word Document, 195.0 kB
Mehr zum Thema

Folter

Warum ist Folter immer falsch und nutzlos? Wie engagiert sich Amnesty für die Wahrung des absoluten Folterverbots? Mehr