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Startseite Urgent Actions 2010 12 39 detainees at risk of execution
UA 252/10
Irak
Abgeschlossen am 20. Januar 2011

39 détenus risquent d’être exécutés

AI-Index: MDE 14/022/2010

D’après de récentes déclarations publiques du ministre irakien de l’Intérieur, 39 détenus qui n’ont pas été jugés pourraient être condamnés à mort en Irak d’ici la fin de l’année 2010. Ils pourraient ne pas bénéficier de procès équitables, voire ne pas être jugés du tout.

Ces 39 détenus sont des membres présumés d’un groupe armé présent en Irak. Ils n’ont pas encore été jugés, ni même inculpés. Ils ont été exhibés, menottés et vêtus de combinaisons orange, devant des journalistes lors d’une conférence de presse donnée le 2 décembre par le ministre de l’Intérieur, Jawad al Bolani, au cours de laquelle il a fait fi de la présomption d’innocence à laquelle ont droit ces 39 personnes et a déclaré : « Aujourd’hui, nous allons envoyer ces criminels et les conclusions de l’enquête aux tribunaux, qui les condamneront à mort. Nous réclamons qu’il soit procédé sans délai à leur exécution afin de dissuader d’autres terroristes et malfaiteurs. » Il a ajouté que tous avaient admis avoir commis des actes criminels mais n’a donné aucun détail quant à la manière dont ces aveux avaient été obtenus.

D’après les médias, Jawad al Bolani a également dit que la plupart des 39 suspects avaient rejoint des groupes affiliés à al Qaïda après avoir été relâchés de prisons irakiennes gérées par les États-Unis. Parmi les suspects se trouveraient Hazim al Zawi, qui serait le troisième plus haut responsable de L’État islamique d’Irak, la section d’al Qaïda en Irak, Ahmed Hussein Ali, connu comme le « mufti d’Anbar », et Abdul Razzaq, supposé être le responsable médias de l’organisation.

Amnesty International craint que les « aveux » des 39 suspects, qu’ils auraient effectués au cours d’interrogatoires, aient été obtenus sous la torture et soient quand même retenus comme éléments à charge lors de leur procès. Amnesty International a prié instamment le gouvernement irakien de veiller à ce que ces personnes ainsi que tous les autres détenus soient jugés dans le cadre de procès équitables conformes aux normes internationales, et de garantir que les « aveux » obtenus sous la torture ne soient pas retenus contre eux pas les tribunaux.

La situation en matière de sécurité reste précaire en Irak et Amnesty International reconnait que le gouvernement a pour devoir de protéger la population, notamment les membres des minorités religieuses ou ethniques et d’autres groupes et personnes qui ont été visés par des attaques d’al Qaïda et d’autres groupes armés, mais il n’en est pas moins tenu de respecter les droits humains et l’état de droit. En de nombreuses occasions, Amnesty International a vigoureusement condamné les atteintes aux droits humains commises par les groupes armés en Irak.L’organisation est opposée en toutes circonstances à la peine de mort, qui constitue le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit, ainsi qu’une violation du droit à la vie. Elle engage de nouveau l’Irak à mettre fin aux exécutions, première étape vers l’abolition totale de ce châtiment.

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