Benutzerspezifische Werkzeuge
Amnesty Urgent Actions
Startseite Urgent Actions 2010 11 Activists held incommunicado
UA 231/10
Des militants détenus au secret
Abgeschlossen am 3. November 2010

Soudan

AI-Index: AFR 54/036/2010

Entre le 30 octobre et le 1er novembre, huit Darfouriens, dont plusieurs militants des droits humains, ont été arrêtés à Khartoum, la capitale du Soudan. Bien que les autorités n’aient pas encore reconnu avoir procédé à ces arrestations, des informations en provenance du Soudan indiquent que ces huit personnes seraient détenues au secret par le Service national de la sûreté et du renseignement et ne pourraient ni consulter un avocat, ni voir leur famille. Elles risquent de subir des actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements.

Abdelrahman Mohammed Al Gasim, responsable de la coordination du conseil et de la protection juridiques au sein du barreau du Darfour et membre du Réseau de défense des droits de l’homme en faveur de la démocratie (HAND), Dirar Adam Dirar, agent administratif et comptable de HAND, et Abdelrahman Adam Abdelrahman, directeur adjoint de HAND, auraient été arrêtés par le Service national de la sûreté et du renseignement dans la soirée du 30 octobre à Khartoum.

Trois militantes, Manal Mohammed Adam, Aziza Ali Idriss et Aisha Sardo Sherif, auraient elles aussi été interpellées par le Service national de la sûreté et du renseignement le 30 octobre.

Deux autres hommes, Abu Gasim Al Din et Zakaria Yacoub, semblent également avoir été arrêtés. De nombreuses informations font état d'un plus grand nombre d'arrestations mais l’identité ou la situation actuelle des personnes concernées n’ont pas été confirmées. Ces arrestations visaient des Darfouriens qui travaillent pour HAND, une coalition d’organisations militantes du Darfour qui publie des rapports sur la situation des droits humains dans la région, et des personnes travaillant pour Radio Dabanga, une station de radio soudanaise dont la licence est enregistrée aux Pays-Bas et qui diffuse des informations sur le conflit au Darfour. Il semble que les locaux de HAND et de Radio Dabanga soient situés dans le même bâtiment à Khartoum.

Les proches des personnes arrêtées n’ont reçu aucune indication concernant le lieu où se trouvent ces dernières ou les raisons pour lesquelles elles ont été interpellées. Selon certaines informations, Abdelrahman Adam Abdelrahman pourrait avoir subi des actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements.

INFORMATIONS GÉNÉRALES

Des informations font régulièrement état d’actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements infligés aux défenseurs des droits humains et aux journalistes détenus par le Service national de la sûreté et du renseignement au Soudan, en particulier lorsqu’il s’agit de Darfouriens et que ces prisonniers sont privés de tout contact avec l’extérieur. Amnesty International a recueilli des informations concernant de nombreux cas d’actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements infligés aux défenseurs des droits humains et aux journalistes, ainsi qu'aux Darfouriens en général, détenus par ce service.

La Loi de 2010 relative à la sécurité nationale, adoptée en décembre 2009, confère des pouvoirs étendus aux membres du Service national de la sûreté et du renseignement en matière d’arrestations et de détentions. Cette même loi accorde aux agents du service l’exemption des poursuites pour tous les actes commis dans le cadre de leurs fonctions. La loi de 2010 a maintenu des pouvoirs et des protections déjà accordés à ces agents par la Loi de 1999 relative aux forces de sécurité. Ces deux textes législatifs ont eu pour conséquence la propagation d’une culture de l'impunité au Soudan. Les agents du Service national de la sûreté et du renseignement commettent des violations des droits humains sans être inquiétés.

Bien que le Code de procédure pénale soudanais contienne des garanties contre la détention au secret, l’article 50 de la Loi de 2010 relative à la sécurité nationale autorise le Service national de la sûreté et du Renseignement à arrêter et à maintenir n’importe qui en détention pendant quatre mois et demi sans contrôle judiciaire. La Loi ne précise pas les motifs pouvant justifier ce maintien en détention. La détention au secret, sans aucun contact avec le monde extérieur ni contrôle externe, augmente le risque de torture.

9 Briefe verschickt  
Downloads
UA 231/10 english
Microsoft Word Document, 56.5 kB
UA 231/10 français
Microsoft Word Document, 59.0 kB
UA 231/10 deutsch
Microsoft Word Document, 59.5 kB
Aktionsabfolge
Mehr zum Thema

Folter

Warum ist Folter immer falsch und nutzlos? Wie engagiert sich Amnesty für die Wahrung des absoluten Folterverbots? Mehr

Menschenrechtsverteidiger

Grundlegende Infos über die Menschenrechte und die verschiedenen internationalen Abkommen. Mehr