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Soudan
Abgeschlossen am 16. Dezember 2010

Un journaliste détenu au secret

AI-Index: AFR 54/038/2010

Le 3 novembre, Jaafar Alsabki Ibrahim, un journaliste darfourien collaborant au quotidien d’opposition Al Sahafa, a été interpellé par le Service national de la sûreté et du renseignement sur son lieu de travail, à Khartoum. L’arrestation de cet homme s’inscrit dans une vague qui a débuté le 30 octobre et a visé jusqu’à présent, à la connaissance d’Amnesty International, neuf militants et journalistes du Darfour. Jaafar Alsabki Ibrahim risque de subir des actes de torture et d’autres formes de mauvais traitements.

Au cours de l’après-midi du mercredi 3 novembre, des agents du Service national de la sûreté et du renseignement ont effectué une descente dans les locaux du journal Al Sahafa, à Khartoum, et ont arrêté Jaafar Alsabki Ibrahim dans la salle de rédaction. Selon des témoins oculaires, ils ne l’ont pas autorisé à téléphoner à sa famille avant de l’emmener. Ils ont confisqué son téléphone portable et l’ont conduit dans un lieu tenu secret.

L’arrestation de Jaafar Alsabki Ibrahim fait suite à celles de huit autres militants darfouriens, qui sont intervenues entre le 30 octobre et le 3 novembre, et d’un nombre inconnu d’autres personnes dont l’identité et le lieu de détention n’ont pas été confirmés.

Les cinq personnes dont on connaît l’identité sont originaires du Darfour et Amnesty International pense qu’elles sont détenues par le Service national de la sûreté et du renseignement dans un lieu secret. Selon les informations recueillies, l’une de ces personnes, Abdelrahman Adam Abdelrahman, a été torturée. Aucun des détenus n’a pu entrer en contact avec ses proches ni avec un avocat. Les familles n’ont pas été informées du lieu de détention ni des raisons de l’arrestation de leurs proches.

INFORMATIONS GÉNÉRALES

Des informations font régulièrement état d’actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements infligés aux défenseurs des droits humains et aux journalistes détenus par le Service national de la sûreté et du renseignement au Soudan, en particulier lorsqu’il s’agit de Darfouriens et que ces prisonniers sont privés de tout contact avec l’extérieur. Amnesty International a recueilli des informations concernant de nombreux cas d’actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements infligés aux défenseurs des droits humains et aux journalistes, ainsi qu’aux Darfouriens en général, détenus par ce service.

Le Service national de la sûreté et du renseignement continue à restreindre la liberté d’expression et à viser des journalistes à cause de leurs articles. Les journalistes sont souvent poursuivis pour avoir exprimé, pourtant pacifiquement, leurs opinions. En juin 2010, six journalistes de l’opposition travaillant pour Rai Al Shaab ont été arrêtés par le Service national de la sûreté et du renseignement. Certains ont été torturés ou soumis à d’autres formes de mauvais traitements. Trois d’entre eux – Abuzar Al Amin, Al Tahir Abujawhara et Ashraf Abdelaziz – ont été condamnés à cinq et deux ans d’emprisonnement à cause d’un article écrit par le premier.

La Loi de 2010 relative à la sécurité nationale, adoptée en décembre 2009, confère des pouvoirs étendus aux membres du Service national de la sûreté et du renseignement en matière d’arrestations et de détentions. Elle les exempte de poursuites pour tous les actes commis dans le cadre de leurs fonctions. La loi de 2010 a maintenu des pouvoirs et des protections déjà accordés à ces agents par la Loi de 1999 relative aux forces de sécurité. Ces deux textes ont eu pour conséquence la propagation d’une culture de l’impunité au Soudan. Les agents du Service national de la sûreté et du renseignement commettent des violations des droits humains sans être inquiétés.

Bien que le Code de procédure pénale soudanais contienne des garanties contre la détention au secret, l’article 50 de la Loi de 2010 relative à la sécurité nationale autorise le Service national de la sûreté et du Renseignement à arrêter et à placer des personnes en détention pendant quatre mois et demi sans contrôle par une autorité judiciaire. La Loi de 2010 ne précise pas pour quels motifs de telles mesures peuvent être prises. La détention au secret, sans aucun contact avec le monde extérieur ni contrôle externe, augmente le risque de torture.

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