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Startseite Urgent Actions 2010 11 200 families left homeless by flooding
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Égypte
Abgeschlossen am 13. Dezember 2010

200 familles se retrouvent sans domicile à la suite d'une inondation

AI-Index: MDE 12/033/2010

Le 23 octobre 2010, une inondation due à une brèche dans un canal d’évacuation des eaux usées a touché une zone d’habitat informel du nord-est du Caire, Ezbet Abu Rgela. Les logements de fortune de 200 familles ont été détruits ou sont désormais inhabitables. Ces familles doivent être relogées de toute urgence.

Cette inondation a eu lieu après la mort d’un habitant d’Ezbet Abu Rgela, apparemment due à un câble électrique dangereux qui était en contact avec l’eau du canal. La police a été prévenue et l’administration locale d’Al Salam a envoyé un bulldozer pour récupérer le corps. Le bulldozer aurait percuté le bord du canal, créant une brèche par laquelle les eaux usées ont pu s’écouler. Selon les habitants, les autorités ont consolidé la brèche et envoyé des voitures pour pomper l’eau. Les résidents ont tentés de renforcer les rives du canal à l’aide de sable et de matériaux de récupération mais l’eau avait déjà atteint plusieurs mètres de haut dans certaines maisons et d’autres étaient déjà inhabitables parce que les murs s’étaient fendus. Sept logements se sont complètement effondrés.

En tout, 200 familles ont vu leur domicile détruit ou rendu inhabitable. Ce sont les logements construits en dessous du niveau du canal qui ont été les plus touchés. Les familles dorment désormais dans des ruelles près des décombres de leur logement pour protéger ce qu’il reste de leurs biens endommagés. Il n’y a pas d’éclairage la nuit et ils font du feu afin de se protéger des animaux errants et d’autres dangers. Les autorités locales ne leur ont offert ni abri provisoire, ni solution de relogement.

Le Centre égyptien pour le droit au logement a déposé une plainte auprès du parquet contre le Gouvernorat du Caire au nom de 55 familles afin qu’elles puissent obtenir un abri et une aide d’urgence. Une mosquée locale a offert un abri temporaire, de la nourriture et des couvertures à quelques familles. D’autres habitants dorment chez des personnes de leur connaissance qui vivent près de cette zone.

Le 10 octobre 2010, le Gouvernorat du Caire aurait annoncé que des appartements situés dans la ville du 6 Octobre, au sud-est de Gizeh, étaient en train d’être attribués à des familles vivant dans des « secteurs dangereux » du Caire, notamment à Ezbet Abu Rgela. Les résidents n’ont cependant pas été consultés à propos de ces projets, qu’il s’agisse de moderniser ces zones ou de les faire évacuer.

INFORMATIONS GÉNÉRALES

Ezbet Abu Rgela s’étend sur une bande étroite le long d’un canal d’évacuation des eaux usées à ciel ouvert et les habitants redoutent en permanence des inondations, en particulier quand il pleut en hiver. D’après les estimations, 5 000 familles vivraient à Ezbet Abu Rgela, dans le quartier d’Al Salam, près de l’aéroport du Caire. Les habitants sont généralement pauvres et louent leur logement entre 100 et 250 livres égyptiennes par mois (entre 12 et 31 euros environ). La plupart d’entre eux travaillent comme journaliers ou recyclent des déchets. Cette zone d’habitat informel s’est agrandie depuis les années 1970, au fur et à mesure que les gens se sont installés sur des terrains appartenant principalement à l’armée. Par le passé, les habitants se sont plaints de l’absence de services essentiels tels que l’eau, l’assainissement ou l’électricité et les femmes ne se sentaient pas en sécurité dans les rues. Des enfants se seraient noyés dans le canal d’évacuation des eaux usées à ciel ouvert et les habitants risquent à tout moment d’être victimes d’incendies ou de s’électrocuter en raison d’installations électriques dangereuses. La voie ferrée qui traverse Ezbet Abu Rgela et relie Le Caire à Suez représente un autre danger, car aucune clôture ne la borde.
Le Fonds de développement des quartiers informels (ISDF), établi en 2008 par le président égyptien, a désigné Ezbet Abu Rgela comme l’un des 53 « secteurs dangereux » du Caire. Ce Fonds est chargé de coordonner les efforts et les projets du gouvernement pour la gestion des quartiers informels, la priorité allant aux « secteurs dangereux ». Amnesty International craint cependant que ces projets ne soient pas élaborés en consultation avec les habitants, qui risquent donc d’être victimes d’expulsions forcées. L’organisation a critiqué les projets d’évacuation de 33 secteurs d’habitat précaire du Grand Caire et d’Assouan, dont la plupart sont situés sur des terrains appartenant à l’État. Les expulsions forcées sont généralement menées par les autorités locales aidées de la police. Amnesty International a rassemblé des informations sur des expulsions forcées dans les quartiers informels de Manshiyet Nasser, Establ Antar et Ezbet Khayrallah, où sont situés les « secteurs dangereux » les plus étendus du Caire.
Au milieu du mois de juin 2008, la police militaire a tenté d’expulser de force les habitants d’Ezbet Abu Rgela et de démolir leurs logements afin d’agrandir un parc avoisinant. Les habitants ont résisté et la police militaire leur a annoncé qu’ils avaient deux semaines pour partir ou ils seraient expulsés de force le 30 juin 2008. Des membres du Centre égyptien pour le droit au logement et du Mouvement des jeunes du 6 avril se sont joints ce jour-là aux résidents et ils ont organisé une campagne médiatique. L’expulsion n’a finalement pas eu lieu mais les habitants ont continué de vivre dans de mauvaises conditions de logement.

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