Benutzerspezifische Werkzeuge
Amnesty Urgent Actions
Startseite Urgent Actions 2010 09 Lawyer and activist held incommunicado Lawyer released, activist still detained
FI 205/10-1
Ouganda
Abgeschlossen am 1. November 2010

Un avocat libéré, un militant toujours détenu

AI-Index: AFR 59/011/2010

L’avocat kenyan Mbugua Mureithi a été libéré de garde à vue le 18 septembre à Kampala, la capitale ougandaise, et immédiatement renvoyé au Kenya. Le défenseur des droits humains Al Amin Kimathi est, quant à lui, toujours détenu au secret sans inculpation ni assistance juridique.

Mbugua Mureithi et Al Amin Kimathi ont été arrêtés le 15 septembre par des policiers et des agents de l’immigration ougandais à leur arrivée à Entebbe, dans le sud de l’Ouganda. Ces deux hommes étaient venus du Kenya pour représenter au moins trois de leurs compatriotes arrêtés à la suite des attentats à la bombe perpétrés le 11 juillet 2010 à Kampala.

Al Amin Kimathi, qui appartient à l’organisation kenyane de défense des droits humains Forum musulman des droits humains, est actuellement détenu au secret au quartier général de l’Unité d’intervention rapide de la police ougandaise à Kireka (Kampala). Il risque de subir des actes de torture et d’autres formes de mauvais traitements. Amnesty International craint que son arrestation et sa détention prolongée ne soient liées au fait qu’il fournit une assistance juridique à certaines des personnes inculpées des attentats à la bombe de juillet.

En effet, Mbugua Mureithi et Al Amin Kimathi n’ont pas pu rencontrer leurs clients, qui sont accusés d’infractions parmi lesquelles le meurtre et le terrorisme, passibles de la peine de mort en droit ougandais. Cette affaire a suivi son cours en leur absence.

INFORMATIONS GÉNÉRALES

Le 11 juillet 2010, plus de 76 personnes ont été tuées et des milliers d’autres ont été blessées lors des attaques à la bombe perpétrées par des inconnus dans deux lieux publics de la capitale ougandaise, Kampala. À l’issue d’enquêtes criminelles menées en Ouganda et au Kenya, plus de 30 personnes de différentes nationalités, parmi lesquelles des Ougandais, des Kenyans et des Somaliens, ont été arrêtées ces dernières semaines dans le cadre de cette affaire et inculpés d’infractions pénales, notamment de meurtre, de terrorisme et de tentative d’homicide. Les procès de ces personnes sont toujours en cours.

Amnesty International a recueilli des informations sur le transfert illégal de suspects du Kenya vers l’Ouganda, ainsi que sur la détention au secret et les mauvais traitements qui auraient été infligés à un certain nombre de ces personnes, qui demeurent toutes en détention. Par ailleurs, l’organisation est inquiète quant à l’impact que la forte médiatisation d’« aveux » présumés pourrait avoir sur l’équité des procès.

Amnesty International, la Commission des droits humains de l’Ouganda et des organisations locales de défense des droits humains ont, par le passé, recueilli des informations sur les actes de torture et les mauvais traitements infligés à des détenus par des policiers ougandais.

Le droit à un procès équitable, notamment le droit à une assistance juridique, est prévu par l’article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et l’article 7 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, auxquels l’Ouganda est partie. Ces droits sont également inscrits dans l’article 28 de la Constitution ougandaise.

7 Briefe verschickt  
My Urgent Actions
Fürs Mitzählen lassen Ihres Briefes und Update-Funktion zu nutzen müssen Sie sich
einloggen oder
anmelden
Downloads
FI UA 205 - english
Microsoft Word Document, 59.0 kB
FI UA 205 - français
Microsoft Word Document, 58.5 kB
FI UA 205 deutsch
Microsoft Word Document, 58.0 kB
Aktionsabfolge
Mehr zum Thema

Folter

Warum ist Folter immer falsch und nutzlos? Wie engagiert sich Amnesty für die Wahrung des absoluten Folterverbots? Mehr

Menschenrechtsverteidiger

Grundlegende Infos über die Menschenrechte und die verschiedenen internationalen Abkommen. Mehr