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Startseite Urgent Actions 2010 09 Activists at risk
UA 194/10
Swaziland
Abgeschlossen am 10. September 2010

Des militants en danger

AI-Index: AFR 55/003/2010

Au Swaziland, depuis le 6 septembre, des défenseurs des droits humains, des syndicalistes et des militants politiques sont victimes d’arrestations arbitraires et d’actes de harcèlement ou d’intimidation alors que les autorités tentent de perturber l’organisation et le déroulement de manifestations en faveur de la démocratie qui devraient durer deux jours. Il est à craindre que les violations des droits humains se poursuivent à la suite de ces manifestations.

Dans l’après-midi du 6 septembre, la police a interrompu une réunion de militants dans la plus grande ville du pays, Manzini. Une large coalition de militants s’était rassemblée dans le but de finaliser les préparatifs pour les manifestations en faveur de la démocratie, qui devaient se dérouler les 7 et 8 septembre. Près de 50 militants ont été arrêtés, y compris des défenseurs des droits humains, des avocats, des syndicalistes et des militants politiques. La police a également arrêté au moins un journaliste qui couvrait l’événement, et a agressé un défenseur des droits humains qui prenait des photographies de l’intervention policière.

La plupart des personnes arrêtées ont été libérées dans les heures qui ont suivi. Cependant, des syndicalistes sud-africains en visite qui se trouvaient parmi le groupe de militants ont été expulsés du pays. Les objets confisqués à la suite de ces arrestations, parmi lesquels figurait un ordinateur portable, n’ont pas été rendus à leurs propriétaires. Sikhumbuzo Phakathi, un militant politique qui faisait également partie des personnes interpellées, a été libéré mais la police l’a de nouveau arrêté plus tard dans la soirée. Il est depuis détenu sans inculpation au poste de police de Hluti, dans une zone rurale isolée située au sud de Manzini. Amnesty International considère que son placement en détention est illégal.

Les manifestations menées par des organisations de la société civile et des militants politiques se sont déroulées à Manzini, comme prévu, le 7 septembre. Mais avant le défilé, des agents de police ont effectué une perquisition dans les bureaux de la Fédération des syndicats du Swaziland, qui faisait partie des organisateurs de l’événement. Ils ont confisqué du matériel et ont expulsé 15 autres syndicalistes sud-africains. Pendant le défilé, des policiers, puissamment armés et soutenus par des militaires, ont maintenu une présence intimidante. La police a également pratiqué des fouilles à de barrages routiers dans tout le pays et elle a arrêté au moins un militant politique de premier plan afin de l’empêcher de prendre part à la manifestation.

Amnesty International craint que les militants subissent d’autres violations des droits humains pendant et après une autre manifestation en faveur de la démocratie, prévue pour le 8 septembre à Mbabane, la capitale du pays.

INFORMATIONS GÉNÉRALES

Au cours de l’année qui vient de s’écouler, des militants politiques, des défenseurs des droits humains et des syndicalistes ont été harcelés, menacés, maltraités et arrêtés par la police en application d’une loi antiterroriste draconienne.
En juin et au début du mois de juillet 2010, des dizaines de défenseurs des droits humains, de syndicalistes et de militants politiques ont été harcelés, maltraités et arrêtés alors que les autorités enquêtaient sur une série d’attentats au cocktail Molotov contre le gouvernement. Les témoignages et autres informations reçues par Amnesty International à ce moment là laissaient apparaître que plusieurs militants politiques avaient été torturés ou autrement maltraités au cours des interrogatoires. Les perquisitions et les interrogatoires dont ont fait l’objet ces défenseurs des droits humains et syndicalistes de premier plan semblaient avoir pour objet d’intimider ces personnes et de porter atteinte à l’action qu’elles mènent, en toute légalité, pour sensibiliser l’opinion publique.

Le matin du 1er mai 2010, un groupe de militants politiques a été arrêté lors du rassemblement pour la fête du travail à Manzini. Ces personnes ont été emmenées au quartier général régional de la police à Manzini, où elles ont été maintenues plusieurs heures en détention. La plupart ont été libérées plus tard dans la journée sans avoir été inculpées. Il semble que le but de ces arrestations était d’empêcher ces personnes d’assister au rassemblement. Toutefois, Sipho Jele, un homme de 35 ans arrêté lors du rassemblement, n’a pas été libéré ce jour là et il est décédé en prison dans des circonstances suspectes le 4 mai ou aux alentours de cette date. Une information judiciaire visant à déterminer les causes de la mort de cet homme a été ouverte et devrait ses résultats devraient être connus avant la fin de l’année.

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