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Startseite Urgent Actions 2010 09 Community evicted without warning
UA 193/10
Zimbabwe
Abgeschlossen am 20. Oktober 2010

Des habitants expulsés sans préavis

AI-Index: AFR 46/015/2010

Environ 250 personnes vivant dans une banlieue de Harare, la capitale du Zimbabwe, se retrouvent sans abri après avoir été expulsées de force sans préavis par la police, qui a mis le feu à leurs logements. Ces personnes n’ont désormais plus de toit et beaucoup ont également perdu tout ce qu’elles possédaient. Le gouvernement ne leur a offert ni nourriture, ni eau, ni abri.

Selon les personnes expulsées de force, le 25 août vers 00 h 30, la police aurait fait une descente dans le quartier informel de Borrowdale Race Course à Gunhill, dans la banlieue de Harare, et aurait tout détruit. Au moins 30 policiers en uniforme étaient présents. Certains d’entre eux étaient armés ou accompagnés de chiens. Les habitants n’ont reçu aucun avis d’expulsion et n’ont pas été consultés au préalable. Ils se sont vu accorder 10 minutes pour rassembler leurs affaires avant que la police ne commence à mettre le feu à leurs logements. Certains n’ont pas eu le temps de récupérer leurs effets personnels. Une partie des habitants a ensuite été obligée de rester dans un véhicule de police jusqu’au matin avant d’être emmenée au poste de police central de Harare. Cinquante-cinq personnes, dont cinq enfants, ont été maintenues en détention pendant plusieurs heures sans inculpation et sans pouvoir contacter un avocat.

La police n’a fourni aucune explication aux habitants ou à leurs avocats quant aux raisons de cette expulsion. On ignore qui en a donné l’ordre. N’ayant pas d’autre abri, les victimes sont retournées à l’emplacement du quartier informel de Gunhill et vivent désormais dehors. Bon nombre de ces personnes ont à la fois perdu leur maison et tous leurs biens.

INFORMATIONS GénÉRALES

En juillet 2009, la même communauté s’est sentie menacée lorsque le maire adjoint du Conseil municipal de Harare a déclaré que les autorités municipales envisageaient d'expulser les occupants des « installations et marchés illégaux afin de rétablir l’ordre ». Il a affirmé que les personnes concernées posaient un risque sanitaire et violaient les arrêtés municipaux.

Amnesty International a diffusé une Action urgente à la suite de cette menace (voir AU 196/09, AFR 46/021/2009, http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR46/021/2009/fr, et sa mise à jour). Le maire de Harare a ensuite rencontré des délégués d’Amnesty International, une coalition de parties intéressées, notamment la Combined Harare Residents’ Association (CHRA) dont le président a joué le porte-parole de cette coalition, le Congrès des syndicats zimbabwéens (ZCTU) et les Avocats du Zimbabwe pour les droits humains (ZLHR).

En décembre 2009, le maire de Harare a adressé une lettre à Amnesty International, dans laquelle il reconnaissait avoir reçu des pétitions et des lettres envoyées par des membres et sympathisants d'Amnesty International. Dans cette lettre, le maire déclarait qu’« en raison des préoccupations exprimées par certaines des parties intéressées, cette opération [était] est en train d’être revue […] En ce qui concerne les quartiers informels, des efforts seront faits afin de proposer des solutions de relogement aux personnes concernées avant qu’elles ne soient déplacées. Tout sera mis en œuvre pour que l’ensemble de l’opération soit mené le plus humainement possible. »

Le bureau du maire de Harare a nié la responsabilité de la ville de Harare dans la récente expulsion forcée.

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