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UA 192/10
Brésil
Abgeschlossen am 19. Oktober 2010

Un dirigeant associatif brésilien est en danger

AI-Index: AMR 19/011/2010

Alexandre Anderson de Souza, président de l’Association des hommes de la mer (AHOMAR), a reçu plusieurs menaces liées à ses activités de dirigeant associatif. Il est en danger et ne bénéficie pas d’une protection suffisante.

En tant que président d’AHOMAR, qui représente plus de 700 pêcheurs, Alexandre Anderson de Souza milite contre la construction d’un gazoduc dans la municipalité de Magé, à la périphérie de Rio de Janeiro. AHOMAR affirme que cet ouvrage provoquerait des dommages environnementaux et anéantirait les moyens de subsistance de milliers de pêcheurs. Depuis avril 2009, Alexandre Anderson et d’autres membres d’AHOMAR sont menacés par des policiers, des agents de sécurité et des « miliciens » supposés – membres de polices parallèles qui opèrent comme des mafias dans de nombreux quartiers de Rio. Le 30 avril 2009, il a reçu quatre balles. Trois semaines plus tard, le 22 mai, le trésorier d’AHOMAR, Paulo César dos Santos Souza, a été passé à tabac et abattu sous les yeux de sa femme et ses enfants. Cet homicide a été perpétré six heures après que la construction de la conduite de gaz a été stoppée en raison des nombreuses irrégularités constatées lors d’une inspection gouvernementale. En août 2009, Alexandre Anderson et son épouse ont été intégrés à un programme fédéral de protection des défenseurs des droits humains. Cependant, cette protection – qui devaient englober des patrouilles et escortes policières régulières – n’a été mise en place que partiellement et Alexandre Anderson a continué à recevoir des menaces. Le 31 juillet, sa femme et lui ont vu deux hommes armés regarder par les fenêtres de leur maison. Ils ont immédiatement informé les policiers : ceux-ci ont recherché les hommes qui avaient tenté de s’introduire dans le logement et des tirs ont été échangés. À la suite de cet événement, Alexandre Anderson et son épouse ont été emmenés pendant cinq jours dans la ville de Brasília par des agents du programme de protection des défenseurs des droits humains, afin de réfléchir à leurs besoins en matière de sécurité.

Pourtant, depuis qu’ils sont rentrés à Rio et qu’Alexandre Anderson a repris le travail, la protection policière n’a pas été renforcée. Le 1er septembre, la police a reçu des informations indiquant que cet homme risquait d’être enlevé à tout moment mais des agents ne sont arrivés à son domicile qu’au bout d’une heure. Plus tard dans la journée, des policiers ont tenté d’arrêter Alexandre Anderson sans mandat, mais des membres d’AHOMAR les en ont empêchés. On ignore la raison de cette tentative d’arrestation. L’un des policiers a informé Alexandre Anderson qu’il était en danger et lui a dit : « À votre place, je ne sortirais plus dans la baie, ni pour la pêche, ni pour les loisirs ». Il lui a conseillé de rester tranquillement chez lui.

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